27 mai 2012

BIBLIOPHILIE CONTEMPORAINE OCCITANE : Isabelle MARSALA illustre Max ROUQUETTE. Editions LUIS CASINADA

Vue aérienne de Una nuòch de luna plena de Max Rouquette et Isabelle Marsala. 

Suite de la présentation des livres publiés par les éditions LUIS CASINADA à Montpellier.

MAX ROUQUETTE
UNA NUÒCH DE LUNA PLENA
illustré par 
ISABELLE MARSALA
Editions LUIS CASINADA
Montpellier, 2002


Page de titre de Una nuòch de Luna plena de Max Rouquette et Isabelle Marsala
             Le livre ne manque pas de surprises.
             D'abord, il est en occitan, comme il se doit pour un livre de Max Rouquette. Mais (il y a un mais), la traduction française est dessous le livre, dans un petit livre attaché sous le serpent.
             Si on fait le comte des ingrédients de ce livre, nous trouvons :
              1°) Un livre sous couverture verte imprimé sur papier Japon DOSABIKI 120 g. à toutes barbes, format 20 x 17 cm, reliure à la chinoise, contenant le texte (inédit par ailleurs) occitan de Max ROUQUETTE et 5 illustrations originales d'Isabelle MARSALA.
                     Ces illustrations sont tirées d'après des dessins au trait noir et réhaussées par l'artiste elle-même de couleurs acryliques. Ces couleurs peuvent varier d'un exemplaire à l'autre, chaque exemplaire étant donc unique.
              2°) Un autre livre, format 15 x 7 cm relié en rouge, "dissimulé" sous le corps d'ouvrage du livre, contenant la traduction française du texte de Max Rouquette
              3°) Un support en bois circulaire, de 26 cm de diamètre, qui est là, bien sûr, pour évoquer la pleine lune, accessoirement les trous du poinçonneur du métro. Le livre lui est relié par un cordon vert.
              4°) Et le clou du spectacle, c'est un serpent de 1mètre 25 cm de long, en latex ou caoutchouc, enroulé sur ou sous le livre, comme vous voulez. Ce serpent est sensé être une de ces immenses couleuvres de Montpellier qui tient une si grande place dans le texte.
          
Serpent, lune, pour Max Rouquette 

             Le tirage du livre est de 70 exemplaires (en fait, au bout de 60, j'avais épuisé ma provision de serpents et celle de mon fournisseur, le tirage réel est donc de 60).
Justification de tirage par Max Rouquette et Isabelle Marsala (celui-ci, ex. d'éditeur, non signé)

              Le texte de Max Rouquette est un condensé de tous ses thèmes favoris. On y retrouve un historique et une topographie du Mas de Gardies (son haut-lieu mythique), avec son occupation pendant la guerre de 14 par des prisonniers allemands (Voyez la peinture d'Isabelle Marsala ci-dessous), puis des réfugiés de la guerre greco-turque.

Prisonniers allemands au Mas de Gardies (Hérault) vus par Isabelle Marsala
           L'histoire commence alors, qui va conduire le jeune T*** d'Argelliers à Paris et retour. Il y est question de chasse au lapin et à l'engoulevent, de couleuvre de Montpellier (qui est peut-être le personnage principal, en tout cas le deus IN machina), d'exil, de métro parisien et de café concert.
Les images d'Isabelle Marsala parlent d'elles-mêmes.

Chasser ou dormir au clair de lune??
Attaque de la couleuvre de Montpellier
"J'étais poinçonneur dans le métro!... Métropolitain..."

Trois étapes d'une vie.

           Pour plus de renseignements : Editions Luis Casinada  barral.guy@neuf.fr
       
 Pour le peintre Isabelle MARSALA : www.isabelle-marsala.fr/ 
ET SURTOUT, VOIR LE BLOG SPÉCIALEMENT DÉDIÉ AUX ÉDITIONS LUIS CASINADA QUI ONT REPRIS LEURS ACTIVITÉS : 
http://editionsluiscasinada.blogspot.fr/



              Pardon à Marie-Jeanne Verny pour avoir fait siffler des serpents à ses oreilles.

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